Ce matin, jeudi 7 janvier, près de 150 personnes sont présentes au péage de Perpignan Sud. Quelques membres de la Coordination Rurale 11 ont pris la route la veille, aux alentours de 21 heures. L’objectif est de rallier les membres des différents syndicats des départements voisins.
Les manifestations continuent… Quelques membres de la Coordination Rurale 11 se sont retrouvés ce mercredi 7 janvier, vers 20 h 30, sur le parking du Terminus à Quillan, dans l’Aude. Ils ont ensuite pris la route pour se rendre au péage de Perpignan Sud, afin de rejoindre « les collègues du 66 et la Confédération paysanne », détaille Florian Sastre, éleveur sur le plateau de Sault et membre de la Coordination Rurale 11.
En cette matinée du jeudi 8 janvier, environ 150 personnes sont rassemblées au péage de Perpignan Sud. L’objectif est de rallier les collègues des différents syndicats des départements voisins.
« Aujourd’hui, je pense qu’il y a un ras-le-bol total. Pour nous, l’État a franchi un cap. Il faut savoir que ce mercredi 7 janvier, nos collègues de Toulouse ont été bloqués. Un arrêté préfectoral, au niveau du préfet de région et de la Haute-Garonne, a interdit toute manifestation, même à pied. Nous avons également des arrêtés préfectoraux dans l’Aude empêchant toute circulation d’engins agricoles et d’engins sur les routes. Hormis le fait que l’État veuille nous faire taire et que nous mourions en silence, je ne vois aucune autre solution » , dénonce-t-il.
Plusieurs revendications
Pour rappel, les revendications portent notamment sur la gestion de la crise de la Dermatose nodulaire contagieuse, notamment l’abattage total et systématique d’un cheptel dès qu’un cas est détecté, l’absence de délais post-vaccination, l’accord de libre-échange avec les États du Mercosur, ainsi que sur « l’absence totale d’avancées sur plusieurs problématiques. Aujourd’hui, nous avons de gros problèmes ».
« Les actions vont se poursuivre et se durcir. Nous ne pouvons pas continuer à mourir. Cela fait plusieurs années que nous ne sommes pas écoutés. Nous avons de la colère et de la tristesse. Je le dis clairement, Il est hors de question que nous retrouvions un collègue pendu dans un étal. Toutes les filières confondues sont concernées », conclut-il.
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