Aude : « répondre aux attaques injustifiées », le dossier des forteresses royales du Languedoc expliqué par les élus

Rédigé le 10/02/2026
Mélanie Eve

Ce lundi 9 février, les élus et porteurs de la candidature au Patrimoine mondial de l’Unesco ont répondu aux critiques liées au changement de nom, de « châteaux cathares » à « forteresses royales du Languedoc ».

Ce lundi 9 février, Hélène Sandragné, présidente du conseil départemental de l’Aude, Hervé Baro, président délégué de l’Association Mission Patrimoine Mondial (AMPM), et les principaux acteurs publics de la candidature des forteresses royales du Languedoc ont présenté le dossier soumis au Patrimoine mondial de l’Unesco pour « répondre aux attaques injustifiées » sur son appellation.

Parmi eux étaient présents : Jean-Paul Ferré, vice-président du Département de l’Ariège, Béatrice Bertrand, maire de Tuchan (château d’Aguilar), Jacques Galy, maire de Puilaurens, Alex Rainero, maire de Duilhac-sous-Peyrepertuse, Any Barthès, adjointe au maire de Carcassonne, Geneviève Albouy, adjointe au maire de Montségur, Franck Doucet, administrateur du château comtal de Carcassonne, Max Brail, maire de Lastours, et Fabrice Chambon, archéologue et guide-conférencier au château de Montségur.

« Si nous vous avons convié aujourd’hui c’est parce qu’un an après le lancement de notre campagne de communication autour de cette appellation des forteresses royales du Languedoc, nous sentons la nécessité de prendre la parole pour rétablir quelques vérités et répondre à des attaques injustifiées » explique Hélène Sandragné.


La présidente du Département a tenu à rappeler que l’inscription au Patrimoine mondial n’est pas encore acquise, mais que le projet constitue « un projet de développement territorial, économique, touristique et environnemental qui entoure cette candidature constitue déjà un élément moteur pour l’Aude… » avant de renchérir « Il n’y a aucune réécriture de l’histoire. Il n’y a aucune volonté d’épouser le discours des vainqueurs ou d’effacer des mémoires cette répression sanglante. Le schéma d’interprétation qui permettra aux visiteurs de comprendre l’histoire de ces forteresses fera la part belle à cette histoire-là justement. Nous ne sommes pas devenus des fervents défenseurs de la royauté »

« Il faut déconstruire un mythe »

Hervé Baro, président délégué de l’Association Mission Patrimoine Mondial et maire de Termes, a clarifié « qu’il faut déconstruire un mythe : nous ne changeons pas de dénomination. Les châteaux en question n’ont jamais été appelés des châteaux cathares. Ce terme impropre n’a jamais été utilisé dans aucune documentation ou communication touristique sérieuse. »

Il a été souligné que le réseau des sites du Pays cathare, créé il y a près de quarante ans par le Département, comprenant châteaux, abbayes et cités, pour faire la promotion touristique de l’Aude et la valorisation du patrimoine médiéval. « S’il a existé un pays cathare, il n’y a jamais eu de château cathare », précise-t-il. Pour être reconnue par l’Unesco, la candidature met en avant la valeur universelle exceptionnelle de forteresses royales construites aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, implantées sur des pitons rocheux au cœur d’un environnement préservé.

De son côté, Hélène Sandragné a réaffirmé que cette candidature ne constitue « ni un reniement de l’histoire ni une atteinte à la culture occitane. Nous regardons le passé et nous œuvrons à nous mobiliser pour qu’il constitue un point de soutien pour l’avenir. », conclut-elle.

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