La fermeture de la RN20 pour une durée minimale de trois mois, annoncée après l’éboulement survenu dans la nuit du 30 au 31 janvier entre Ax-les-Thermes et L’Hospitalet-près-l’Andorre, a provoqué une vive inquiétude en Haute-Ariège. Aussi, face à un impact économique jugé majeur, les élus locaux ont demandé la mise en place rapide d’un fonds d’urgence.
Une demande portée par Jean-Pierre Sicre, maire de Mérens, et Arnaud Diaz, maire de L’Hospitalet-près-l’Andorre, aux côtés du président de la communauté de communes, Alain Naudy. Ils alertent sur les conséquences immédiates pour les habitants, les entreprises et les professionnels du territoire.
« Je soutiens pleinement cette demande »
Un appel soutenu par Kamel Chibli, vice-président de la Région Occitanie, qui qualifie la situation de « choc économique majeur » et affirme relayer cette demande auprès de l’État :
« Les élus locaux ont raison de demander un fonds d’urgence pour soutenir les acteurs impactés. Je soutiens cette demande vitale et la relaie également au Préfet de Région et au niveau national pour que cette situation exceptionnelle soit prise en compte. »
L’élu rappelle également les premières mesures mises en œuvre par la Région Occitanie, avec le renforcement de l’offre ferroviaire et la mise en place du train à 1 euro, destinées à limiter l’impact financier pour les habitants et garantir la continuité des déplacements, notamment scolaires.
« Ces mesures, bien que nécessaires, ne suffisent pas. L’État et le gouvernement doivent réagir sans délai : cette crise touche non seulement l’Ariège, mais aussi une partie des Pyrénées-Orientales et de l’Andorre . Face à l’urgence de la situation, nous attendons du gouvernement des solutions concrètes et immédiates. »