L’édition 2026 du Salon de l’agriculture se distingue par un caractère inédit. Pour la première fois en 62 ans, le parc des expositions de la Porte de Versailles n’accueille aucun bovin.
Dans ce contexte exceptionnel, la Coordination rurale avait initialement annoncé son intention de boycotter l’inauguration du salon, ce samedi 21 février, qualifié par le syndicat de « salon de la souffrance ». Finalement, une délégation restreinte s’est rendue sur place afin d’aller à la rencontre du président de la République.
« il faut vite qu’on se mette autour de la table »
À sa tête, José Perez, président de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne, plaide pour l’organisation rapide d’une intersyndicale.
« On n’a plus le temps d’attendre, les agriculteurs, sont dans des situations économiques très compliquées, on est tous agriculteurs, on est là pour La Défense du monde agricole, il faut vite qu’on se mette autour de la table pour trouver des solutions ».
Il dénonce une politique gouvernementale jugée trop attentiste et appelle à des décisions immédiates pour permettre aux agriculteurs de reprendre une activité viable et d’assurer leurs revenus.
Il est revenu notamment sur la loi d’urgence agricole, dont l’examen a été repoussé à l’été. Un calendrier incompatible, selon lui, avec l’urgence du terrain.
« »Finalement, ils vont commencer à y travailler au mois de juin ou juillet, mais on n’a pas le temps d’attendre jusqu’au mois de juillet, aujourd’hui, il faut se remettre à produire, à assurer un revenu dans ce pays, pour que l’agriculture Française puisse repartir, pour qu’on retombe sur une agriculture prospère, il n’y a plus d’histoire de syndicat, il faut qu’on se mette tous autour de la table, et qu’on porte des solutions unanimes et qu’enfin ce gouvernement nous écoute et nous entende ».
Le syndicaliste appelle l’ensemble des organisations agricoles à dépasser les clivages pour porter des propositions communes et obtenir, enfin, une réponse concrète des pouvoirs publics.