Perché à 1 600 mètres d’altitude, au cœur des forêts du plateau du Chioula, le refuge du Chioula n’est pas seulement un abri pour randonneurs et skieurs : c’est un lieu vivant où se croisent passion de la montagne, convivialité et engagement pour nos territoires pyrénéens.
C’était me permettre de vivre dans la montagne, de rester dans la montagne, d’élever mes enfants ici. Ils ont un très grand jardin !
La montagne comme rythme de vie
Au Chioula, la montagne impose son rythme. L’hiver, on atteint le refuge en raquette ou à ski de fond, l’été à pied depuis le GR107 ou le col du Chioula. Pour Alvaro et son équipe, la journée commence tôt et ne s’arrête que lorsque tout est en ordre pour les visiteurs. « Vivre ici, élever mes enfants avec la vue sur tous les sommets autour, c’est un privilège », confie Alvaro, qui habite la région depuis 18 ans après un parcours du Nicaragua aux Pyrénées ariégeoises.
Gardien, cuisinier, bricoleur… polyvalence exigée
Être gardien de refuge, c’est un métier aux multiples facettes. Accueillir les randonneurs, préparer les repas, entretenir le bâtiment, gérer les réservations, suivre la météo… Alvaro et son équipe jonglent avec toutes ces responsabilités. La cuisine occupe une part importante de la journée : l’assiette montagnarde, la soupe aux sept légumes ou le confit de canard sont préparés avec soin et attention, à partir de produits locaux, dont la fameuse tomme des Pyrénées.
Une équipe soudée et passionnée
Le refuge fonctionne grâce à la coordination d’une petite équipe : pisteurs, caissière, saisonniers et bénévoles se relaient pour assurer un accueil chaleureux et efficace. Lou-Anh, chargée de mission pour la protection de la biodiversité, ou Norbu, saisonnier venu prêter main-forte, illustrent la polyvalence nécessaire pour faire tourner ce refuge ouvert toute l’année. Ici, les visiteurs deviennent des amis, et la convivialité est au cœur de chaque repas et de chaque échange.
Cet été, j’ai cherché des crottes de Grand Tetras un peu partout en Ariège. Et cet hiver, j’en ai profité pour travailler ici au Refuge du Chioula. La première chose qu’Alvaro m’a dite en arrivant, c’est d’être polyvalente.
Des panoramas à couper le souffle
Au Chioula, chaque lever et coucher de soleil est un spectacle. Les couleurs rouges, rosées et violettes illuminent les montagnes et offrent un panorama unique sur la chaîne des Pyrénées. Les auditeurs du podcast découvrent cette immersion sonore où la nature, la montagne et le refuge deviennent autant de personnages à part entière.
Un lieu de vie et de rencontre
Plus qu’un simple bâtiment, le refuge du Chioula est un point de rencontre pour les amoureux de la montagne. Qu’il s’agisse de randonneurs, de skieurs ou d’habitués de la vallée d’Ax, chacun y trouve un accueil chaleureux. Derrière chaque geste, chaque assiette servie et chaque sourire, se cache un engagement sincère pour maintenir vivants nos refuges et nos Pyrénées.
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