Entre convivialité et partage, la caravane « Ça crée baz’art » s’arrête de village en village pour transmettre ses techniques de tricot et de crochet. Derrière cette initiative, une volonté simple mais ambitieuse. Reconnecter les habitants à des pratiques artisanales souvent oubliées. Le travail du fil comme la laine, le tricot, le crochet devient alors un prétexte pour échanger et apprendre ensemble. Sandrine ouvre ainsi ses ateliers aussi bien aux adultes qu’aux enfants, notamment pendant les vacances scolaires. “Là, ça va être vraiment une approche autour de la laine, du travail du fil, de ce qu’on peut faire avec du fil”, explique-t-elle.
Des ateliers adaptés à tous les âges
Pour les plus jeunes, l’approche se veut ludique et accessible. “On ne va pas faire des vêtements, parce que c’est un travail beaucoup trop long”, précise-t-elle. À la place, des créations simples et thématiques. Les adultes, eux, s’orientent davantage vers des apprentissages techniques. “Ma spécialité, c’est surtout le tricot et surtout le tricot moderne”. Une pratique qui intrigue, “on oublie un peu les aiguilles droites qu’on connaît tous ça permet de tricoter en rond et ça évite toute la phase de couture après”.
Mais apprendre ne suffit pas toujours, “souvent, là où le bât blesse, c’est les finitions on est un peu déçus après toutes les heures de travail”. Sandrine adapte donc ses ateliers aux besoins concrets des participants, à domicile ou dans sa caravane.
Une caravane née d’une frustration
C’est en novembre 2025 que la caravane voit le jour. Elle naît de la frustration de toujours acheter sur Internet sans pouvoir toucher et voir la matière ajoute la créatrice. Pour Sandrine, le contact avec la laine est essentiel. “Quand on travaille du fil, c’est important de pouvoir toucher et voir les couleurs d’un projet”. Plutôt que d’ouvrir une boutique fixe, jugée trop risquée, elle imagine un concept mobile. “Je voulais vraiment dans l’esprit des bibliobus faire pareil, mais pour la laine”.
Marchés, conseils et convivialité
Aujourd’hui, Sandrine est présente régulièrement sur plusieurs marchés locaux. La caravane s’arrête deux mardis par mois à Montesquieu Volvestre, le dimanche matin tous les 15 jours à Rieux Volvestre et un samedi par mois à Artigat. Elle y vend laine et accessoires, mais surtout, elle crée un espace vivant. “Les personnes peuvent venir à bord de la caravane pour tricoter, poser des questions, papoter, puis créer du lien, simplement”. Sur place, certaines viennent chercher de l’aide, d’autres montrent leurs créations. Une dynamique collective se met en place, à mi-chemin entre atelier et café de quartier.
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