« Nos compatriotes dans la ruralité n’ont pas d’alternative de transport en commun » : Emmanuel Macron face à la flambée des carburants

Rédigé le 28/04/2026
Stephanie Leborne

En déplacement entre Ariège et Andorre, Emmanuel Macron a évoqué les tensions au Moyen-Orient et la hausse des prix à la pompe, il a insisté sur l’impact direct pour les territoires ruraux, où " il n’y a pas d’alternative de transport".

En déplacement dans les Pyrénées depuis le lundi 27 avril, le chef de l’État a poursuit sa tournée. Après une première étape en Ariège, Emmanuel Macron s’est rendu en Andorre ce mardi 28 avril, où il a notamment rencontré le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora.

Dès ses premières déclarations, le président français, également coprince d’Andorre, a abordé la situation au Moyen-Orient, sur fond de tensions et de flambée des prix des carburants. Il a affirmé vouloir renouer le dialogue avec Téhéran afin de « traiter le problème à la racine » et permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, stratégique pour les échanges internationaux.

« Je réengagerai des échanges avec les autorités iraniennes »

« Je suis convaincu aussi que c’est important de pouvoir rouvrir de part et d’autre le trafic pour permettre aux gaz, aux pétroles, aux engrais, aux marchandises de pouvoir passer ce détroit, parce que ça impacte l’économie mondiale », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Nous avons mis en place une coalition qui a vocation justement aussi à sécuriser, stabiliser, montrer que la communauté internationale est derrière une telle ouverture. […] Je réengagerai d’ailleurs après cette visite des échanges à nouveau avec les autorités iraniennes. Il faut qu’on traite le problème à sa racine. »

Emmanuel Macron a fait plusieurs déclaration face à la population Andorrane photo S.Leborne

« Le gouvernement fait le maximum »

Le président a également évoqué les difficultés économiques, en particulier dans les territoires ruraux, faisant référence à ses échanges avec des habitants de l’Ariège quelques heures plus tôt. « Partout en Europe, et je dirais partout dans le monde, les prix pèsent. […] Tous nos compatriotes qui sont dans la ruralité sont touchés par le prix de l’essence, parce qu’il n’y a pas d’alternative de transport en commun. Donc c’est très dur pour eux », a-t-il souligné, assurant que « le gouvernement fait le maximum » pour améliorer la situation.

Enfin, Emmanuel Macron s’est félicité de la mise en place d’un cessez-le-feu dans la région, désormais étendu au Liban. « Le cessez-le-feu est en place. C’est une bonne chose. […] Il faut maintenant que les discussions puissent avancer. Et pendant ce cessez-le-feu, on fait tout pour que le trafic puisse reprendre de manière normale », a-t-il conclu.

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