Depuis ce lundi 4 mai 2026, tous les étudiants en France peuvent accéder à un repas complet à 1 euro dans les restaurants universitaires du réseau Crous, contre 3.30€ jusqu’alors. Une mesure nationale portée par l’État qui concerne ainsi quelques 800 Crous.
Longtemps réservée aux étudiants boursiers ou en situation de précarité, cette tarification est désormais étendue à l’ensemble des étudiants, « sans condition de ressources », selon les annonces du gouvernement et du réseau des Crous. L’objectif est clair : « permettre un accès plus large à une restauration équilibrée à bas coût sur tous les campus ».
« Dans le même temps, les Crous mènent une politique achat particulièrement volontariste sur les produits bio et de qualité ainsi que sur l’approvisionnement en France. Poursuivant son engagement ferme dans cette dynamique, le repas à 1 euro proposera des produits labellisés, bio et locaux, cuisinés maison par les chefs cuisiniers du Crous de Toulouse-Occitanie. », assure les services de l’État.
Une mise en œuvre nationale progressive mais généralisée
Ainsi, ce dispositif est appliqué simultanément dans l’ensemble des structures du réseau Crous en France. Il concerne les restaurants universitaires, mais aussi une partie des cafétérias et points de restauration partenaires. Une généralisation qui implique une réorganisation logistique importante pour les Crous, notamment en matière de flux, de capacité d’accueil et d’approvisionnement.
Plus de 2,5 millions de repas servis en 2025 à Toulouse
En Occitanie, le dispositif s’appuie sur deux pôles majeurs de la vie étudiante : le Crous de Montpellier – Occitanie et celui de Toulouse.
Dans la ville rose, la restauration universitaire représente un volume conséquent, avec plus de 2,5 millions de repas servis en 2025. Le réseau local s’appuie sur 48 points de restauration dans l’académie, dont 17 restaurants universitaires, ce qui en fait l’un des dispositifs les plus importants du sud de la France.
Un financement de 50 millions d’euros, et 204 agents supplémentaires
Cette mesure, annoncée le 16 janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu, est financée par l’État, pour un budget global de 50 M€. Concrètement, l’État prend en charge 89 % du coût réel du repas, estimé à 9,90 € par plateau. Ce financement prévoit également plusieurs mesures d’accompagnement, comme le recrutement de 204 agents supplémentaires afin de renforcer les équipes en restauration universitaire, et l’acquisition de matériel pour adapter les infrastructures à l’augmentation de la fréquentation,