Castelnaudary : une trentaine d’associations préparent les chars de la traditionnelle fête du cassoulet

Rédigé le 18/05/2026
Mélanie Eve

À l’approche des 25 ans de la Fête du cassoulet, le traditionnel corso fleuri se déroulera le dimanche 23 août dans les rues de Castelnaudary. Onze chars, accompagnés de fanfares, majorettes et animations musicales, défileront pour cette édition anniversaire.

À quelques semaines de la Fête du cassoulet, les préparatifs du traditionnel corso fleuri battent déjà leur plein dans le Lauragais. Dans les ateliers, bénévoles et associations s’activent depuis plusieurs mois autour des structures métalliques, du papier crépon et des milliers de fleurs qui habilleront les chars du défilé.

Organisé par l’association Les Mounjettes Villageoises, le corso fleuri mobilise cette année plus d’une trentaine d’associations et de villages engagés dans la création des chars. Le défilé se tiendra le dimanche 23 août dans les rues de Castelnaudary avec onze chars annoncés, accompagnés de fanfares, majorettes et animations musicales.

À l’origine de cette aventure, Christian Combes, président des Mounjettes Villageoises, mesure aujourd’hui le chemin parcouru. L’idée du corso fleuri chaurien est née d’un pari lancé il y a plusieurs décennies avec Patrick Maugard, ancien maire de Castelnaudary. « Il m’avait dit : “Si un jour je suis maire, il faudra que tu me fasses un corso à Castelnaudary.” J’ai tenu parole, mais je ne pensais pas que cela durerait 25 ans », sourit-il.

Photo: Mélanie Eve

Un rendez-vous incontournable

Depuis 25 ans, le corso fleuri constitue l’un des rendez-vous incontournables de la fête chaurienne. « Nous faisons les chars depuis le début, il y a 25 ans, et toujours avec la même équipe », confie Marie-Thérèse, présidente de l’association du Faubourg chaurien avant de renchérir « Cela nous prend pratiquement toute l’année. Quand le cortège défile, cela paraît simple, mais derrière il y a énormément de travail. Cette année, la structure a été particulièrement compliquée à réaliser. Maintenant, il nous faut encore entre 30 000 et 35 000 fleurs pour habiller le char. ».

Marie-Thérése, connue sous « Mimi » et Christian Combes – Photo : Mélanie Eve

Plusieurs ateliers

Dans les ateliers, chacun possède son rôle. Certains s’occupent des structures métalliques, d’autres découpent le papier crépon ou assemblent les décorations qui viendront recouvrir les chars.

Photo : Mélanie Eve

Du côté de Souilhe et Souilhanels, « Nous avons plusieurs ateliers .Les hommes préparent les structures pendant que les femmes réalisent les 12 000 fleurs nécessaires. Ensuite, il y a tout le travail de collage et d’assemblage. Cette année, nous préparons un décor d’anniversaire fleuri pour les 25 ans de la fête. », explique Janine Bonnety.

Quelques membres de l’association les Gauvois avec des sujets des éditions précédentes – Photo Mélanie Eve

Entre 1200 et 1500 heures de travail

Même mobilisation du côté des Gauvois, à Villeneuve-la-Comptal, où les bénévoles réfléchissent aux thèmes dès le mois d’octobre. « Nous essayons toujours de garder un lien avec l’agriculture et le cassoulet. Entre la conception et la réalisation, il faut compter entre 1 200 et 1 500 heures de travail pour un seul char. », souligne le président Guy Delmas.
Les préparatifs se déroulent dans un local « presque secret. Les équipes se réunissent plusieurs mois à l’avance et transforment progressivement le matériel en quelque chose de magnifique », sourit Hervé Antoine, maire de la commune.

L’association AVA – Photo : Mélanie Eve

Au-delà de l’aspect festif, le corso représente aussi un moment de partage pour les associations participantes. À travers son atelier créatif, l’Association Vivre Avec le cancer (AVA), mobilise ainsi des personnes touchées par la maladie. « C’est un moment de convivialité qui permet de s’évader », explique Jacqueline Besset, présidente de l’association avant de renchérir « Certaines personnes suivent des traitements lourds et participer à la réalisation du char leur permet de penser à autre chose. »

Cet événement est très attendu, et attire beaucoup de personne. « Quand un char est terminé, on pense déjà au suivant », conclut Christian Combes.

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