Depuis le 1er avril, Martine et Philippe son mari, pédiatre à la retraite atteint de la maladie de Parkinson, parcourent les routes de France à bord de leur mythique 2CV. Objectif : sensibiliser le public à cette maladie neurodégénérative encore méconnue et récolter des fonds pour la recherche. Après plus de 5 000 kilomètres et 35 villes traversées, leur aventure humaine continue jusqu’à la Méditerranée.
Ils avancent au rythme tranquille de leur 2CV, mais leur message, lui, est urgent. Depuis le début du mois d’avril, Martine Godefroy et son mari ont entrepris un véritable Tour de France solidaire pour parler de la maladie de Parkinson et soutenir la recherche.
Parti de leur domicile en Sud-Bourgogne, le couple a déjà traversé l’Alsace, le Nord, la Normandie, la Bretagne et toute la façade Atlantique. Désormais dans les Pyrénées, ils poursuivent leur périple vers Font-Romeu, Perpignan, puis tout l’arc méditerranéen jusqu’à Nice.
« L’objectif, c’est déjà de parler de la maladie, d’informer la population », explique Martine Godefroy. « Et puis aussi de récolter des dons qui seront intégralement reversés pour la recherche. »
Une cagnotte en ligne
Le défi est à la hauteur de leur engagement : 52 villes étapes au total. À ce jour, le couple en a déjà visité 35, parcouru plus de 5 000 kilomètres et récolté 8 400 euros de dons. Leur ambition est désormais clairement affichée : atteindre les 10 000 euros avant leur retour prévu le 7 juin. (voir cagnotte)
Derrière cette aventure, il y a aussi un combat personnel. Diagnostiqué il y a neuf ans, Philippe Godefroy raconte avoir découvert sa maladie presque par hasard. Médecin lui-même, il pensait souffrir d’un syndrome du canal carpien après l’apparition de fourmillements et de contractures dans les mains. Mais après un examen neurologique, le diagnostic tombe : maladie de Parkinson.
L’activité physique comme levier
Aujourd’hui, malgré la maladie, il affiche une énergie remarquable. « Je me maintiens en forme avec des activités physiques essentiellement. Et puis la musique », confie-t-il.
Pour lui, le sport joue également un rôle central dans le maintien de l’autonomie. Aquagym, pétanque plusieurs fois par semaine, kinésithérapie : chaque activité participe à lutter contre les effets de la maladie. « L’activité physique est un des éléments essentiels pour stabiliser éventuellement la maladie de Parkinson », insiste-t-il.
Il évoque également l’importance d’un accompagnement global : orthophonie pour travailler la voix, ergothérapie pour faciliter les gestes du quotidien, ou encore conseils pratiques pour éviter les chutes.
Près de 10 millions de personnes touchées dans le monde
Au fil des kilomètres, leur Tour de France prend ainsi une dimension profondément humaine. À chaque étape, le couple échange avec les habitants, partage son expérience et rappelle qu’au-delà des symptômes, Parkinson est aussi une maladie contre laquelle il est possible d’agir, notamment grâce à l’activité physique, à l’accompagnement médical et à la solidarité.
La maladie de Parkinson, deuxième maladie neurodégénérative après Alzheimer, est une pathologie incurable à évolution lente, liée à la disparition progressive de neurones dans le cerveau. Elle touche près de 10 millions de personnes dans le monde et pourrait concerner 25 millions de malades d’ici 2050. En France, 270 000 personnes sont atteintes et 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
Dans trois semaines, leur aventure prendra fin. Mais leur message, lui, continuera de rouler.