La route d’Andorre est fortement perturbée en Occitanie. En cause : la mobilisation des agriculteurs opposés au protocole d’abattage sanitaire des bovins. Cet axe transfrontalier stratégique est coupé sur plusieurs points, notamment en Ariège et dans les Pyrénées-Orientales, rendant l’accès à la principauté extrêmement difficile.
« On fera même la queue jusqu’au Pas-de-la-Case »
En Ariège, la situation est bloquée depuis vendredi soir 12 décembre. À Tarascon-sur-Ariège, les agriculteurs occupent le rond-point de Sabart, sur la RN20, principal itinéraire vers le Pas-de-la-Case.
La circulation y est totalement interrompue, empêchant tout accès à l’Andorre depuis le département, aussi bien pour les véhicules légers que pour les poids lourds.
« On bouche la route qui va au Pas-de-la-Case, le plus longtemps possible. Si on peut, on fera même la queue jusqu’au Pas-de-la-Case, parce qu’il n’y a que ça qui peut toucher et alerter l’Élysée », affirme Sébastien Durand, président de la Coordination rurale de l’Ariège.
Une contestation contre l’abattage des troupeaux
Ce blocage s’inscrit dans un mouvement plus large de contestation contre les mesures imposant l’abattage de troupeaux entiers dans le cadre de la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse.
Une décision jugée « inentendable » par plusieurs syndicats agricoles, qui réclament une vaccination généralisée des bovins sans abattage systématique.
Pyrénées-Orientales : le carrefour de la Croisade également bloqué
La perturbation de la route d’Andorre ne se limite pas à l’Ariège. Selon nos informations, un blocage est également en cours au carrefour de la Croisade, dans les Pyrénées-Orientales, compliquant fortement les itinéraires de contournement habituellement empruntés pour rejoindre la principauté.
« Quand je dis qu’on passe à la vitesse supérieure, c’est déjà le cas. Dans les Pyrénées-Orientales, la Coordination rurale bloque la Croisade. Ils sont en place. Le mot d’ordre, c’est de bloquer le Pas-de-la-Case. Je suis désolé, mais il n’y a que ça pour faire réagir l’Élysée », poursuit Sébastien Durand.