Ils cultivent des sapins bio, sans produits phytosanitaires spécialement pour Noël
Rédigé le 28/11/2025
Stephanie Leborne
À Labastide-de-Sérou, la ferme des sapins du Séronais prépare avec soin la saison des fêtes. Sur quatre hectares et en production 100 % biologique, Marine et Elian Alozy cultivent plus de 35 000 sapins, entre Épicéa et Nordmann, pour offrir aux familles des arbres de Noël respectueux de l’environnement.
De l’élevage de limousines au sapins de noël
Grands, petits, touffus ou allongés : les sapins sont la pièce maîtresse des fêtes de fin d’année. Comme chaque année, les premiers sapins naturels feront leur entrée dans les chaumières dès le 1er décembre.
À Labastide-de-Sérou, les sapins du Séronais célèbrent eux aussi la saison festive avec une production 100 % biologique. Sur quatre hectares, Marine et Elian Alozy, accompagnés de leur associé Fabien Lérat, entretiennent méticuleusement leurs arbres et préparent durant l’année, la demande du mois de décembre.
Les sapins du séronais – photo Stéphanie Leborne
« J’ai repris l’exploitation de mes parents en 2011, et dans le secteur, c’était de la polyculture élevage, des limousines avec un peu de maïs pour l’autoconsommation des bêtes » explique Elian Alozy. « Il y a 8 ans, on a eu l’opportunité de se lancer dans la culture de sapins de Noël, par le biais de la chambre d’agriculture et du département, et on a fait ce pari. Ça fait deux ans qu’on commence à vendre un peu de sapins, et chaque année on essaie de développer la vente. Ça prend de plus en plus, on est content, les gens reviennent. »
Nordmann ou épicéa : deux variétés pour tous les goûts
Sur leur ferme, plus de 35 000 sapins sont cultivés à la main, sans aucun produit phytosanitaire. Pour l’entretien, ils utilisent… des brebis naines.
Des brebis naines, des Shropshires, photo SL
« Nos allées de sapins sont entretenues par une race de brebis naines, des Shropshires, qui ont la particularité de ne pas manger les pousses de sapins, » souligne Marine Alozy. « On a fait le choix de partir en bio. Il faut savoir que dans les traitements conventionnels, c’est deux à trois passages de produits phytosanitaires par an pendant 8 ans. Avec le chauffage des maisons, ces produits se retrouvent dans l’air ou sur les cadeaux de vos enfants. »
Sur l’exploitation, deux variétés sont proposées : l’Épicéa, classique et au parfum nostalgique de Noël, et le Nordmann, originaire de Finlande, apprécié pour sa douceur et sa robustesse.
Fabien Lérat – associé producteur de sapin – photo SL
« Nous cultivons des sapins Nordmann, connus pour leur robustesse, et des épicéas bien entendu. On sait que beaucoup sont nostalgiques de l’odeur de ce sapin, mais il faudra attendre encore quelques jours car il perd ses aiguilles plus rapidement, » précise la productrice. « Nos sapins sont cultivés pour être coupés, ils n’ont pas vocation à devenir plus grands. Nous sommes sur une parcelle agricole et non forestière. »
Une production durable
« Derrière chaque sapin coupé, un autre est replanté, » reprend Elian Alozy. « Lorsqu’on achète nos sapins, ils ont trois ans et font 25 cm. Ensuite, il faut entre 6 et 10 ans avant qu’on puisse avoir un sapin que les gens apprécient. On replante systématiquement pour ne pas faire de trou dans l’exploitation. »
Les premières ventes à la roulotte l’épicerie d’ici autour d’un moment festif
Le premier week-end de vente se veut festif, les 29 et 30 novembre, autour de la roulotte l’Épicerie d’ici.
« On vous attend ce week-end chez Christelle Record. On déplace une énorme forêt autour de la roulotte, c’est un événement qu’on reconduit cette année. Il y aura des châteaux gonflables pour enfants, à manger, la possibilité d’acheter des produits locaux et de choisir son sapin, » explique Marine.
Les sapins du Séronais seront également sur le parking du garage Peugeot de Pamiers le 6 décembre prochain et présents sur différents marchés.