Au refuge intercommunal Julie-Cerny, la journée du 10 octobre sera placée sous le signe de la rencontre. De 10 heures à 16 heures, les visiteurs pourront venir découvrir les chiens et les chats proposés à l’adoption, échanger avec l’équipe et, pourquoi pas, rencontrer leur futur compagnon.
« Des animaux principalement issus de l’intercommunalité »
Ce refuge « intercommunal » accueille notamment les chiens pris en charge dans le cadre de la fourrière, pour les 34 communes du territoire, mais également ceux de communes extérieures ayant conclu un contrat avec la structure, explique Pauline Quintanilla, élue à la mairie de Pamiers et vice-présidente de la communauté de communes chargée de la protection des territoires et du refuge intercommunal :
« Tous les chiens accueillis ici, peuvent venir de toutes les communes des portes d’Ariège Pyrénées, ça représente une quarantaine de communes, qui peuvent appeler pour confier des animaux sans propriétaires. Il y a un délai de huit jours durant lequel ils restent à la fourrière - et si les propriétaires ne sont pas venus les récupérer, ils sont alors mis à l’adoption ».
Un fonctionnement qui repose sur deux missions bien distinctes, comme le rappelle l’élue : « Il faut vraiment distinguer la partie refuge, où on accueille des animaux en attente d’adoption, et la partie fourrière, qui concerne vraiment les animaux qui ont été trouvés errants sur la voie publique et pour lesquels on recherche les propriétaires. »
Les chiens de chasse, les oubliés de l’adoption ?
Si le refuge compte environ 25 chiens à l’adoption, ainsi qu’une quinzaine de chats, une catégorie de pensionnaires attire particulièrement l’attention de l’équipe : les chiens de chasse. En effet, selon la responsable du refuge, ces animaux pâtissent encore de nombreuses idées reçues.
« Leur instinct de chasse fait parfois craindre aux futurs adoptants un chien fugueur, difficile à maîtriser ou incompatible avec les autres animaux. alors que si ils sont ici, clairement, c’est parcequ’ils ne chassent pas. », explique Laure Briol. Ces chiens peuvent même se révéler particulièrement faciles à vivre reprend t’elle « Ce sont des chiens hyper faciles qu’on peut avoir avec d’autres chiens. Et ils sont très gentil avec les enfants. Ils n’ont pas une hausse d’agressivité. En termes d’éducation, il n’y a pas grand-chose à faire. Moi, je dis que c’est le top du chien. ».
Entre 281 000 et 398 000 chiens et chats abandonnés en 2025
Chiens de chasse, molosses… certains profils canins restent plus longtemps que d’autres en attente d’une famille, notamment en raison des préjugés qui leur collent à la peau. Une difficulté qui s’ajoute à un contexte national particulièrement tendu : selon l’OCAD, entre 281 000 et 398 000 chiens et chats ont été abandonnés en France en 2025. Et faute de places, plus de 84 000 animaux, dont près de 39 000 chiens, n’auraient pas pu être accueillis par les structures de protection animale, selon une étude de la SPA et de la Fondation Affinity. Une réalité que le public pourra mesurer concrètement le 10 octobre prochain, à l’occasion de la journée portes ouvertes du refuge intercommunal Julie-Cerny.