Le Centre Hospitalier de Carcassonne poursuit la modernisation de son plateau technique en cancérologie avec la mise en service d’un nouvel accélérateur de radiothérapie de dernière génération. Depuis le 1er avril, cet équipement, baptisé TrueBeam, accueille les premiers patients et vient renforcer l’offre de soins du territoire.
Chaque année, près de 700 patients sont pris en charge au sein du service de radiothérapie de l’établissement, représentant environ 15 000 séances de traitement. "La radiothérapie constitue aujourd'hui un traitement essentiel dans la lutte contre le cancer, plus de la moitié des patients atteints de la maladie y ont recours a une étape de leur parcours.", détaille le centre hospitalier de Carcassonne
"Le Truebeam est un accélérateur linéaire de particules qui permet de traiter les patients sur un mode de radiothérapie modulée par la conformationnelle et d’autre part nous avons la possibilité de replacer les patients sur un surfacing, un traitement et une prise en charge beaucoup plus sensible", explique le docteur Samir Hacene, chef du service de radiothérapie.
Améliorer la précision des traitements
Le nouvel accélérateur intègre plusieurs technologies innovantes destinées à améliorer la précision des traitements. Il est notamment équipé de systèmes d’imagerie embarquée et de contrôle des mouvements respiratoires permettant un positionnement extrêmement précis du patient avant et pendant les séances. L’appareil dispose également du système de repositionnement surfacique Identify, basé sur trois caméras capables de reconstruire en temps réel une image 3D de la surface corporelle du patient.
L’équipement intègre également la technique RapidArc Dynamique, qui permet de synchroniser les mouvements du bras de l’appareil, du collimateur, des lames et du débit de rayonnement. Cette innovation vise à réduire l’exposition des organes sains environnants, diminuer les temps d’irradiation et améliorer le confort des patients durant les séances.
Cet investissement représente un montant global de 3 millions d’euros qui répond à la nécessité de remplacer l’ancien accélérateur.
"Le but de l’investissement est que nous devions changer l’ancien accélérateur et nous avons effectivement obtenu un accélérateur plus performant par rapport à l’évolution au niveau de la modulation de l’intensité et de la précision", précise le docteur Hacene.
Après le démontage de l’ancien équipement en décembre, plusieurs mois de travaux, d’installation, de réglages et de contrôles réglementaires ont été nécessaires avant la mise en service de l’appareil. Les équipes ont également bénéficié de sessions de formation à la fin du mois de mars afin d’assurer une prise en charge optimale des premiers patients.