Le procès en appel de Cédric Jubillar, qui devait s'ouvrir le 21 septembre prochain devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, n'aura finalement pas lieu à cette date. Réunis ce mardi à la cour d'appel de Toulouse, la présidente de la cour d'assises, le ministère public et les avocats des différentes parties ont acté le renvoi de l'audience.
« Compte tenu des délais nécessaires à la réalisation des actes restant à entreprendre, au déroulement serein de l'enquête et au respect du contradictoire, la présidente de la cour d'assises a décidé d'ordonner le renvoi de l'audience qui devait initialement se tenir à compter du 21 septembre 2026 », indique le parquet de Toulouse dans un communiqué.
Cette réunion, organisée à 14 heures, avait pour objectif de faire le point sur les investigations complémentaires ordonnées par la présidente de la cour d'assises en application de l'article 283 du Code de procédure pénale. Ces investigations, toujours en cours, nécessitent des délais supplémentaires avant que le dossier puisse être rejugé.
Sans fixer de date précise, le parquet précise toutefois que « le procès en appel de Monsieur Jubillar devrait pouvoir se tenir au cours du premier semestre 2027 ».
Une détention provisoire qui peut encore être prolongée
Ce report soulève également la question de la situation judiciaire de Cédric Jubillar, actuellement détenu. Sa détention provisoire arrive à échéance le 20 octobre prochain. Le parquet rappelle néanmoins qu'elle « pourra être prolongée de six mois, renouvelable une fois », conformément aux dispositions du Code de procédure pénale.
Ce renvoi constitue un nouveau rebondissement dans un dossier qui, depuis la disparition de Delphine Jubillar en décembre 2020, continue de susciter une très forte attention. En repoussant la tenue du procès en appel de plusieurs mois, la cour entend permettre l'achèvement des investigations complémentaires tout en garantissant le respect des droits de l'ensemble des parties.