Un second foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé dans le département de l’Ariège, au sein d’une exploitation située sur la commune de Léran.
Après le premier cas détecté le 9 décembre 2025, cette nouvelle confirmation entraîne un renforcement immédiat des mesures sanitaires, avec la mise en place de nouvelles zones de protection, annonce la préfecture de l’Ariège.
Un zonage sanitaire renforcé
Un arrêté préfectoral du 1er janvier 2026 instaure une zone réglementée de 50 km autour du foyer, couvrant désormais l’ensemble du département.
Deux niveaux de zonage sont définis :
1. Zone de surveillance (tout le département)
- Mouvements de bovins strictement réglementés
- Vaccination obligatoire de tous les cheptels, prise en charge par l’État
2. Zone de protection (rayon de 20 km autour de Léran)
- Interdiction totale des mouvements de bovins
- Contrôles vétérinaires renforcés
- Visites sanitaires avec prélèvements dans chaque élevage
Les communes situées dans ce périmètre passent ainsi de la zone de surveillance à la zone de protection, en raison du risque accru de propagation.
Communes concernées par la zone de protection
Aigues-Vives, L’Aiguillon, Arvigna, Axiat, La Bastide-de-Bousignac, La Bastide-sur-l’Hers, Bélesta, Belloc, Bénaix, Besset, Bestiac, Calzan, Camon, Carla-de-Roquefort, Cazals-des-Baylès, Celles, Coussa, Coutens, Dreuilhe, Dun, Esclagne, Fougax-et-Barrineuf, Freychenet, Gudas, L’Herm, Ilhat, Les Issards, Lagarde, Lapenne, Laroque-d’Olmes, Lavelanet, Léran, Lesparrou, Leychert, Lieurac, Limbrassac, Lordat, Malegoude, Malléon, Manses, Mirepoix, Montaillou, Montbel, Montferrier, Montségur, Moulin-Neuf, Nalzen, Péreille, Le Peyrat, Prades, Pradettes, Pradières, Les Pujols, Raissac, Régat, Rieucros, Roquefixade, Roquefort-les-Cascades, Roumengoux, Saint-Félix-de-Tournegat, Sainte-Foi, Saint-Jean-d’Aigues-Vives, Saint-Julien-de-Gras-Capou, Saint-Paul-de-Jarrat, Saint-Quentin-la-Tour, Sautel, Ségura, Soula, Tabre, Teilhet, Tourtrol, Troye-d’Ariège, Vals, Ventenac, Vernaux, Villeneuve-d’Olmes, Vira et Viviès.
Stratégie de lutte
La préfecture rappelle que la lutte contre la DNC repose sur trois axes majeurs :
- Renforcement de la biosécurité et restrictions des mouvements
- Vaccination massive et obligatoire des bovins
- Dépeuplement total des foyers infectés
« L’accès aux exploitations situées en zone réglementée est strictement réservé aux personnes autorisées. Toute infraction est passible de poursuites. », indique la préfecture.
Aucun risque pour la santé humaine
Les autorités rappellent que la DNC est une maladie strictement animale, non transmissible à l’homme.
Elle ne présente aucun risque pour la consommation de viande, de lait ou de produits laitiers.
Les éleveurs sont invités à signaler immédiatement toute suspicion à leur vétérinaire sanitaire ou à la DDETSPP.
Les services de l’État restent pleinement mobilisés pour accompagner la filière agricole et suivre l’évolution de la situation.


