La présidente du conseil départemental de l’Ariège, Christine Téqui, a donné le coup d’envoi de sa tournée des vœux à Dun le 15 janvier, avant de poursuivre à Luzenac le 16 janvier. L’occasion de revenir sur les investissements majeurs réalisés en 2025 : rénovation thermique du collège de Lavelanet (2 M€), soutien au sport (507 000 €), construction du nouvel Ehpad Jules-Rousse à Banat (6,1 M€) ou encore la future caserne de pompiers de Varilhes (2,25 M€), et bien d’autres chantiers.
« Comme l’an passé, avec mes collègues élus, nous poursuivons la mise en œuvre de notre feuille de route structurée autour de grands axes […] nous avons su maintenir un budget équilibré sans renoncer aux investissements qui transforment la vie de nos concitoyens. »
Aussi, la crise agricole a occupé une place centrale dans son discours. Christine Téqui a rappelé les difficultés des éleveurs frappés par la DNC et a rappelé la décision du Département et des 22 ambassadeurs ariégeois de ne pas participer au Salon international de l’agriculture 2026. Une décision prise en solidarité avec la profession agricole, « qui souffre par manque d’écoute »:
« Un mot résonne en ce début d’année. Ce mot, c’est solidarité. Solidarité dans l’action et dans le dialogue. Solidarité pour relever nos défis communs. Solidarité quand nos paysans souffrent et se révoltent par manque d’écoute et de compréhension. Solidarité pour construire notre avenir commun ici en Ariège. Solidarité quand les conflits sont aux portes de l’Europe. »
Christine Téqui a aussi rappelé que la DNC qui frappe le territoire « a des répercussions dramatiques » :
« Non seulement pour les éleveurs mais aussi sur l’ensemble de notre économie locale. La colère et la souffrance des agriculteurs sont légitimes et palpables. Plus de 300 vaches ont été abattues dans notre département. Ce sont des familles et des éleveurs qui voient le travail de toute une vie anéantie par une décision administrative qui leur échappe. Ils réclament, à juste titre, que l’abattage systématique des troupeaux cesse pour quelques cas positifs et qu’une indemnisation à la hauteur des pertes soit mise en place. Il est légitime qu’ils aspirent à être justement dédommagés. Leurs manifestations, leurs blocages routiers ont été un appel désespéré à être entendu, révélant une anxiété profonde pour l’avenir. Ce soir, je tiens à affirmer tout notre soutien à nos agriculteurs. »
Enfin, l’élue a conclu en élargissant au contexte national :
« Lorsque les décisions tardent, lorsque l’État vacille, nos territoires encaissent et se rebifent et les expressions se radicalisent. Le silence n’est pas une solution, mais une provocation. Il est plus que jamais essentiel de rester unis, solidaires, mobilisés dans ces moments de crise que nous devons surmonter ensemble. Cette crise agricole n’est malheureusement pas un cas isolé, elle s’inscrit dans un contexte plus large de crises politiques et institutionnelles […]. »


