La préfecture de l’Ariège vient d’annoncer une évolution positive pour les éleveurs du département. Depuis le 9 décembre dernier, date de détection d’un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans un élevage, l’Ariège était placée en zone réglementée n°6, avec des mesures de biosécurité strictes, notamment de fortes restrictions sur les mouvements de bovins.
Depuis ce lundi 2 février, un premier pas vers un retour progressif à la normale a été enclenché, à la faveur de « l’évolution favorable de la situation sanitaire », souligne la préfecture.
« Les conditions de levée des zones de protection de la ZR6 sont réunies, avec un délai de 28 jours après la désinfection du dernier foyer et la réalisation de visites vétérinaires dans le cadre des opérations de vaccination et sur demande des éleveurs. Depuis le lundi 2 février 2026, l’ensemble du département est donc placé en zone réglementée de surveillance. »
« Il y a beaucoup d’incertitudes pour la suite »
Une bouffée d’air pour les éleveurs, qui doivent toutefois rester « très prudent pour la suite et le retour du printemps » souligne Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture.
« Le risque, c’est d’avoir une fausse impression d’une maladie qui serait maîtrisée au cœur de l’hiver, quand on sait qu’elle résiste très bien au froid (à l’inverse de son vecteur). Il y a beaucoup d’incertitudes pour la suite, pour nous et pour les départements qui bordent cette zone vaccinale. Le risque est vraiment là de croire que l’on est sorti de l’ornière et d’accepter que le gouvernement refuse de faire évoluer le protocole à l’aube des transhumances. »
Quelles règles pour les mouvements de bovins ?
Dans cette zone réglementée de surveillance, l’interdiction générale des mouvements de bovins demeure la règle. Toutefois, des dérogations sont possibles pour des motifs précis :
- bien-être animal,
- absence d’abreuvement,
- animaux blessés,
- conditions climatiques,
- abattage.
Les bovins valablement vaccinés peuvent désormais circuler au sein de la zone de surveillance pour rejoindre un autre élevage sans examen clinique préalable, sans laissez-passer et sans changement d’EDE (numéro technique de référencement).
En revanche, les laissez-passer restent obligatoires pour les déplacements vers un atelier d’engraissement ou vers l’abattoir, conformément à l’instruction 2026-37.
Vers une zone vaccinale le 20 février
Si la situation sanitaire reste stable et qu’aucun nouveau foyer de DNC n’est détecté, le passage en zone vaccinale est prévu pour le 20 février 2026. Une étape qui ouvrirait de nouvelles possibilités de mouvements pour les bovins.
Dans l’intervalle, les autorités rappellent que le respect strict des mesures de biosécurité reste indispensable pour protéger le cheptel ariégeois et, plus largement, le cheptel français.
Un accompagnement renforcé des éleveurs
La DDETSPP de l’Ariège, le GDS et la Chambre d’agriculture demeurent pleinement mobilisés pour accompagner les exploitants. Les éleveurs peuvent adresser leurs questions à l’adresse suivante :
ddetspp-crises-pisu@ariege.gouv.fr
Le préfet de l’Ariège, Hervé Brabant, a par ailleurs rappelé son soutien aux exploitants et invite ceux rencontrant des difficultés à contacter la cellule d’appui à la crise DNC, mise en place dès la mi-décembre par la DDT en lien avec la Chambre d’agriculture départementale.


