Le Bureau de l’Assemblée nationale s’est prononcé ce mercredi 18 février sur la levée de l’immunité parlementaire d’une députée. Selon nos informations, il s’agit de la députée de l’Ariège Martine Froger (apparentée au groupe Socialistes), indiquent nos confrères de LCP.
« Nous avons appris que le tribunal judiciaire de Toulouse ouvrait une enquête relative aux activités professionnelles passées de Martine Froger », explique le groupe « Socialistes et apparentés », sollicité par nos confrères de LCP sur le sujet.
Les représentants du groupe, présidé par Boris Vallaud, qui sont deux à siéger au sein du Bureau (sur un total de 22 membres), se prononceront en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de la députée. En cause : des « Soupçons d’abus de confiance, d’abus de biens sociaux et de travail dissimulé ».
TRACFIN saisi en février 2025
Le parquet de Toulouse a indiqué qu’il a été saisi le 4 février 2025 « d’une note d’information du service de Traitement du Renseignement et d’Action contre les Circuits Financiers clandestins (TRACFIN) », mettant notamment en cause Martine Froger, élue députée de la première circonscription de l’Ariège en 2023 et réélue après la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024.
« Une affaire qui n’est pas liée aux activités politiques de l’élue ariégeoise »
La note exposait que la députée, âgée de 64 ans, « avait pu manquer à ses obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique en omettant d’y faire figurer une partie substantielle de ses revenus provenant d’encaissements (…) susceptibles de caractériser des abus de confiance », lorsqu’elle était directrice salariée de deux associations ariégeoises de réinsertion professionnelle, CASTA (Centre d’Accompagnement Social aux Techniques Agropastorales) et BATI+.
« Martine Froger comme l’ensemble du groupe souhaitent que la justice puisse sereinement faire son travail », indique la même source, précisant que l’affaire n’est pas liée aux activités politiques de l’élue ariégeoise.
Le groupe Socialistes précise également que « Martine Froger a indiqué vouloir pleinement collaborer avec les autorités et les services compétents afin que les faits puissent être examinés avec la plus grande clarté ».
La députée a également proposé « de se mettre en retrait le temps de la procédure judiciaire ». Concrètement, cela signifie qu’elle ne prendra plus la parole au nom du groupe politique auquel elle est apparentée.


