SIA 2026: »Aucun nouveau cas de DNC recensé en France depuis le 2 janvier », affirme Annie Genevard

Rédigé le 22/02/2026
Stephanie Leborne

En visite sur le salon, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a assuré que la maladie est désormais éradiquée du territoire.

Le Salon de l’agriculture vit ce dimanche 22 février sa deuxième journée dans un contexte exceptionnel. Cette édition se déroule sur fond de crise agricole et de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une épizootie qui a profondément bouleversé la filière bovine. Conséquence inédite : pour la première fois depuis 62 ans, le salon n’accueille aucun bovin, habituellement véritables stars de l’événement.

DNC : « C’est un soulagement que la maladie soit aujourd’hui absente de la France »

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En déplacement au Salon de l’agriculture, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a répondu à nos questions sur la situation sanitaire. Elle a notamment salué la disparition de la maladie du territoire national.
« C’est un soulagement que la maladie soit aujourd’hui absente de la France et que toutes les zones réglementées aient été levées. Lorsque ces zones disparaissent, l’élevage retrouve une vie normale : on peut circuler, commercer », a-t-elle déclaré, évoquant « un immense soulagement » partagé avec les éleveurs.

Une stratégie sanitaire « jugée efficace par les autorités »

La ministre a rappelé la dangerosité de la DNC, classée au plus haut niveau de risque par l’Union européenne en raison de sa forte contagiosité. « La stratégie a consisté à circonscrire très rapidement les foyers, à vacciner massivement et obligatoirement, et à geler les déplacements », a-t-elle expliqué.


Selon le ministère, cette méthode a porté ses fruits : aucun nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse n’a été recensé en France depuis le 2 janvier. Un protocole élaboré en lien avec les scientifiques, les vétérinaires, les groupements de défense sanitaire (GDS) et les organismes de recherche.

Éleveurs touchés par la DNC : « un choc humain et psychologique »

Au-delà des chiffres, Annie Genevard a insisté sur la souffrance des éleveurs directement concernés.
Si 3 500 bovins ont été abattus en six mois, soit 0,02 % du cheptel bovin français, l’impact humain reste considérable.

« Pour un éleveur, perdre tout ou partie de son troupeau est extrêmement violent et traumatisant », a-t-elle reconnu. Des dispositifs d’accompagnement psychologique ont été mis en place pour les éleveurs et les vétérinaires, ainsi que des aides financières pour compenser les pertes économiques et permettre le remplacement des animaux.

Montées en estive : « vaccination obligatoire »

La ministre a enfin confirmé les règles sanitaires pour les prochaines montées en estive : « Les estives constituent un cas particulier. Seuls des animaux vaccinés seront autorisés à y monter, afin d’éviter toute nouvelle contagion », a-t-elle précisé.