Ce dimanche 26 juillet, le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, réuni à Busan en République de Corée pour sa 48e session, a inscrit les forteresses royales capétiennes du Languedoc sur la liste du patrimoine mondial.
L'ensemble comprend les fortifications de Carcassonne ainsi que les château d'Aguilar, de Lastours, de Peyrepertuse, de Puilaurense, Termes et de Quéribus. Sept de ces forteresses sont situées dans l'Aude, la huitième, le château de Montségur, lui, se trouve en Ariège. Conçu comme un système défensif cohérent, cet ensemble illustre une étape majeure de l'histoire politique, militaire, et territoriale de l'Europe médiévale.
"Elles rejoignent les grands sites qui racontent l'histoire de l'humanité"
Par cette décision, l'UNESCO reconnaît la Valeur Universelle Exceptionnelle de ce bien en série, qui s'étend sur une région, deux département de l'Aude et de l'Ariège, six communautés de communes et huit communes sur plus de 9400 hectares.
"C'est une immense fierté d'obtenir l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO pour nos forteresses. Elles rejoignent les grands sites qui racontent l'histoire de l'humanité. Cette reconnaissance nous engage à faire vivre cet héritage en déployant un projet de territoire utile à nos villages, à leurs habitants et à tous ceux qui viendront les découvrir", explique Hélène Sandragné, présidente du Département de l'Aude.
Une protection et une préservation des sites
"L’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO permet de reconnaître et de protéger les sites d’une valeur universelle exceptionnelle pour les générations présentes et futures. Il engage les États membres à préserver ces lieux emblématiques tout en favorisant leur gestion durable, leur restauration et leur transmission intacte au fil du temps. Cette reconnaissance joue un rôle majeur dans le développement du tourisme responsable, en stimulant les économies locales et en sensibilisant le grand public à l’importance de la diversité culturelle."
Cette inscription ouvrira une nouvelle phase de coopération entre les gestionnaires des sites, stimulera la recherche et les actions de médiation, tout en accompagnant un développement touristique respectueux du patrimoine, des paysages et des habitants.


