« Il nous aura fallu quatre préfets et l’intervention de deux ministres »: Tarascon pose la première pierre du futur EHPAD Jules Rousse
Rédigé le 08/04/2026
Stephanie Leborne
C’est un événement qui était particulièrement attendu sur le territoire des portes de la Haute Ariège : la pose de la première pierre du futur EHPAD Jules Rousse, qui a eu lieu ce mardi 7 avril à Banat (commune de Tarascon Sur Ariege), marque une étape à la fois symbolique et décisive dans l’avancement de ce projet d’envergure.
« Une histoire complètement nouvelle après le siècle de gloire de Péchiney »
« Un moment exceptionnel, dont l’aboutissement est prévu dans un peu plus de deux ans, et qui n’aurait pas vu le jour sans l’accompagnement du conseil départemental et de l’État », a souligné Alain Sutra, maire de Tarascon-sur-Ariège, qui a également insisté sur l’importance de cet investissement pour sa commune.
Alain Sutra le maire de Tarascon Sur Ariege a posé la 1ère pierre du futur Ehpad Photo SL
« Pour un maire d’une commune de plus de 3 000 habitants, parler d’un projet de plus de 20 millions d’euros que l’on va réaliser sur son territoire, c’est quelque chose de fabuleux. ».
Au-delà de la dimension symbolique, Alain Sutra a également mis en avant les retombées concrètes pour le territoire :
« Beaucoup d’entreprises mobilisées sont issues du département ou de la région Occitanie. Pour l’économie, c’est très important. Cela repositionne Tarascon comme un lieu important, dont l’objectif n’est pas simplement de s’occuper des personnes âgées. Nous sommes en train de construire, avec mes collègues, un avenir certain pour ce bourg-centre qui mérite d’être connu et reconnu, et qui écrit une histoire complètement nouvelle après le siècle de gloire qu’il a connu avec la présence de Péchiney. »
« Il nous aura fallu quatre préfets et l’intervention de deux ministres »
Dotée d’une capacité de 120 lits et s’étendant sur une superficie de 4 538 m², cette future résidence représente un investissement global avoisinant les 22 millions d’euros. Elle est cofinancée par la résidence Jules Rousse, l’État, l’ARS, le département de l’Ariège et la CNSA. Le projet entre désormais dans sa phase opérationnelle avec le lancement officiel des travaux, pour une livraison prévue en avril 2028.
La présidente du conseil départemental de l’Ariège, Christine Téqui a salué cette avancée avec enthousiasme : « Quand les pelles sont de sortie, je souris. », a t’elle résumé. Elle est également revenue sur le long cheminement du dossier :
« Il nous aura fallu quatre préfets et l’intervention de deux ministres, Dominique Faure et Aurore Berger, dont je souligne l’engagement et la réactivité. »
Elle a également rappelé que l’adhésion au projet s’est construite autour de sa double dimension : « Ce qui a fait la différence, c’est qu’il s’agit d’un double projet, puisque l’actuel Ehpad va être transformé en plateforme de répit. »
Le directeur du Centre Hospitalier du Val d’Ariège, Edouard Douhéret a salué le projetphoto SL
De son côté, le directeur du Centre Hospitalier du Val d’Ariège, Edouard Douhéret a souligné la pertinence du modèle porté par le projet : « On vit aujourd’hui un contexte de vieillissement accéléré de la population et d’attentes fortes, du maintien à domicile et aujourd’hui un certain nombre de voix convergent pour ouvrir des établissements sur leur territoire et en faire de véritables lieux de vie, des modèles d’Ehpad dites plateforme capables d’articuler offre de soins, services de proximité et animations. Et aujourd’hui je crois que ce projet répond aux attentes de nos futurs résidents. »
La sous-préfète Sophie Pauzat a rappelé les enjeux du vieillissement Photo SL
Enfin, la sous-préfète Sophie Pauzat a replacé ce projet dans un contexte national : « C’est un engagement de notre République envers ses aînés, un engagement de solidarité, de dignité et d’innovation. , a t’elle conclu, rappelant que la France compte aujourd’hui 15 millions de personnes de plus de 65 ans.