Les fortes chaleurs persistent et le risque d'incendie demeure très élevé dans l'Aude. Ce mercredi 1er juillet, Alain Bucquet, préfet de l'Aude, s'est rendu au pélicandrome de Carcassonne, où sont stationnés deux hélicoptères bombardiers d'eau prépositionnés par l'État pour toute la saison estivale.
L'objectif de cette visite était de présenter le dispositif de lutte contre les feux de forêt, mais aussi de rappeler les consignes de prévention.
"Neuf incendies sur dix sont d'origine humaine. Il est important de rappeler à nos concitoyens que des moyens sont déjà prépositionnés sur le territoire, mais aussi de faire passer des messages de prévention. Certains gestes peuvent paraître anodins, comme jeter un mégot, une bouteille en verre ou allumer un feu, mais ils peuvent avoir des conséquences dramatiques. Nous accueillons beaucoup de touristes qui n'ont pas toujours ces réflexes. Il faut rester vigilant en permanence", explique Alain Bucquet, préfet de l'Aude.
"Il faut toujours se préparer au pire, même si l'on espère qu'il n'arrivera pas. Nous travaillons toute l'année pour réduire les risques, mais le risque zéro n'existe pas. Le changement climatique est une réalité. Les épisodes de canicule et les vents assèchent fortement la végétation. Nous disposons aujourd'hui d'un dispositif opérationnel coordonné à l'échelle de la zone méditerranéenne.", détaille le préfet.
Des équipages formés toute l'année
Le pélicandrome de Carcassonne, exploité par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de l'Aude, permet notamment le ravitaillement des avions bombardiers d'eau de type Dash. Il accueille également les équipages des hélicoptères bombardiers d'eau.
"Chaque année, nous suivons une formation spécifique avec des entraînements réguliers. Tous les cinq jours de garde, nous effectuons des exercices de largage. Nous sommes également formés à la survie en milieu aquatique afin de savoir réagir en cas de crash d'hélicoptère au-dessus d'un plan d'eau", précise Raphaël Lagarde, capitaine au SDIS de l'Aude et chef du service doctrine opérationnelle.
Les hélicoptères écopent principalement dans les lacs et les rivières, la mer n'étant utilisée qu'en dernier recours afin de limiter les effets corrosifs de l'eau salée.
Plus de 60 personnels mobilisés
En complément de ces deux hélicoptères, le dispositif comprend des détachements d'intervention retardant (DIR), des groupes d'appui, des unités feux tactiques ainsi qu'un avion bombardier d'eau. Au total, plus de 60 personnels sont prépositionnés sur le territoire afin d'intervenir rapidement en cas de départ de feu.


