Le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu ce lundi 27 avril en Ariège pour un déplacement placé sous le signe « de la santé et de la réindustrialisation ». Une première étape est prévue à 9h30 devant l’usine SAGE, à Laroque-d’Olmes. L’hôpital de Lavelanet, autre site clé de cette visite, figure également au programme de la mi-journée.
Plusieurs demandes d’audiences
Annoncée officiellement depuis mercredi dernier, la venue du chef de l’État n’a pas tardé à susciter des réactions. Plusieurs collectifs et syndicats, notamment agricoles, ont multiplié les demandes d’audience — près d’une dizaine au total.
Ainsi, plusieurs rencontres seront menées en parallèle par des conseillers ou membres du cabinet présidentiel, comme les syndicats agricoles ariégeois qui seront bien reçus, mais sans échange direct avec le président.
Une heure d’entretien avec Laurent Carrié
Une situation qui laisse un goût d’inachevé pour certains représentants. « J’ai été le premier à demander cette audience, que nous voulions avec Emmanuel Macron, mais on ne l’aura pas […] nous aurons seulement une heure avec Laurent Carrié, chef de cabinet du président et ancien préfet du Gers. Et elle réunira l’ensemble des organisations agricoles du département », explique Sébastien Durand, président de la Coordination rurale de l’Ariège.
Ce lundi matin dès 8h30, la Chambre d’agriculture de l’Ariège, la Confédération paysanne, la Coordination rurale et les Jeunes agriculteurs seront donc en discussion avec le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, à la préfecture de l’Ariège, à Foix. Une réunion d’une heure durant laquelle les syndicats entendent faire valoir leurs priorités, dans un contexte agricole particulièrement tendu, tant localement qu’au niveau national.
« DNC, vaccination, GNR, PAC »
Les sujets à l’ordre du jour s’annoncent nombreux et sensibles. « Nous aborderons la DNC (dermatose nodulaire contagieuse) et les protocoles sanitaires, la vaccination des troupeaux, la maîtrise financière et l’évolution de la PAC (Politique agricole commune), la situation de la filière céréalière et la prédation », détaille Sébastien Durand.
« Le blocage du GNR à 1 € le litre »
De son côté, la Confédération paysanne hausse également le ton. Dans un communiqué, le syndicat estime que « les recettes d’urgence annoncées par le gouvernement sont clairement insuffisantes. Qu’elles témoignent sur le fond, de son incapacité à penser le virage pourtant inéluctable vers la transition. Il faut relier dès maintenant des mesures d’urgence de court-terme et des réponses structurelles ».
Le syndicat formule plusieurs revendications concrètes : « le blocage du GNR à 1 € le litre (avec remise en pied de facture) pour les 5 000 premiers litres par ferme, avec application de la transparence GAEC et sans limite pour les CUMA, un chèque énergie spécifique pour les paysan·nes, y compris paysan·nes de la mer, et un plafonnement du recours aux engrais par hectare (150 kg/ha) et par ferme ».


