C’est le dénouement redouté. Après plus de 24 heures d’attente angoissée, la famille de Lyhanna vient d’être frappée par une terrible confirmation. Sept jours après la disparition de la collégienne de 11 ans dans le Gers, le corps découvert ce jeudi 4 juin dans un bâtiment agricole a été formellement identifié comme étant celui de la fillette, a confirmé le procureur d’Agen, Olivier Naboulet. Cette découverte met un terme à une semaine de recherches intensives et plonge la commune de Fleurance dans une profonde émotion.
Une disparition qui a mobilisé d’importants moyens
Pour rappel, le corps de la jeune fille a été découvert dans le silo d’une usine agricole située à plusieurs kilomètres de Fleurance, où l’adolescente avait été vue pour la dernière fois le vendredi 29 mai. Selon les premiers éléments communiqués par les enquêteurs, le bâtiment avait pourtant déjà fait l’objet d’une fouille la veille dans le cadre des opérations de recherche.
Depuis le signalement de la disparition de Lyhanna, les recherches n’avaient cessé de s’intensifier. Plus de 170 gendarmes avaient été mobilisés dans le secteur, épaulés par des équipes cynophiles, des drones et de nombreux bénévoles. Les investigations s’étaient concentrées autour de Fleurance et des communes voisines afin de retrouver la trace de la jeune fille.
Elle était montée dans le véhicule de Jérôme Barella
Lyhanna avait été aperçue pour la dernière fois le 29 mai à 15h05, à proximité du collège Hubert-Reeves où elle était scolarisée. Les images de vidéosurveillance exploitées par les enquêteurs avaient rapidement permis d’établir qu’elle était montée dans le véhicule d’un homme de 41 ans, Jérôme Barella.
Interpellé dès le lendemain de la disparition, le quadragénaire avait reconnu avoir pris l’adolescente à bord de sa voiture. Lors de ses auditions, il avait affirmé l’avoir déposée peu après à proximité de la piscine municipale de Fleurance.
Trois plaintes, dont une pour viol sur mineure, visaient déjà Jérôme B
Les magistrats n’avaient toutefois pas été convaincus par cette version. Jérôme Barella a été mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans avant d’être placé en détention provisoire.
Les investigations ont également révélé que l’homme avait fait l’objet d’au moins cinq procédures administratives ou judiciaires en lien avec des faits de violences sexuelles visant des mineures.
Trois plaintes, dont une pour viol sur mineure, visaient déjà Jérôme Barella. Selon plusieurs médias nationaux, ces signalements n’avaient jamais conduit à une audition de l’intéressé par les services de police ou de gendarmerie, et son casier judiciaire ne comportait par ailleurs aucune condamnation.


