La sécheresse estivale se poursuit, notamment dans le département de l’Ariège. Alors que le niveau des cours d’eau reste particulièrement bas dans l’ensemble du département et qu’aucune amélioration notable de la situation hydrologique n’est attendue dans les prochains jours, la préfecture de l’Ariège a décidé de maintenir, voire de renforcer, les restrictions concernant les usages de l’eau.
Des restrictions renforcées
Depuis ce lundi 7 septembre, les niveaux de restriction sont maintenus ou renforcés selon les secteurs. Plusieurs bassins versants restent placés en crise, le niveau de restriction le plus élevé. C’est notamment le cas de l’Arize non réalimentée, des affluents de la Lèze et de l’Ariège aval, ainsi que du Sios, du Douctouyre, du Touyre, du Salat, du Volp et de l’Aude amont, dans le Donezan.
L’Arize réalimentée passe, quant à elle, en alerte renforcée. Ce même niveau est maintenu sur la Lèze réalimentée, les bassins versants de l’Hers-Vif non réalimenté et de ses autres affluents, ainsi que sur le Countirou.
Le niveau alerte reste en vigueur sur l’Hers-Vif réalimenté, l’Ariège réalimentée à l’aval de Foix ainsi que sur le bassin versant de l’Ariège amont et ses affluents.
Concernant les nappes déconnectées de l’Hers-Vif et de l’Ariège, les usages hors irrigation agricole restent placés en alerte, tandis que l’irrigation agricole demeure en vigilance.
"De façon exceptionnelle, dans le cadre d’une gestion prudentielle du soutien d’étiage du barrage de Filhet d’ici fin octobre et dans un objectif de gestion pluriannuelle de la ressource en eau, il a été également décidé d’abaisser le débit d’objectif de l’Arize mesuré à Rieux-Volvestre à hauteur de 0,41 m³/s. De la même manière, le soutien d’étiage assuré par le barrage de Montbel est abaissé à hauteur de 2,8 m³/s pour le débit de l’Hers-Vif mesuré à Calmont depuis le 24 août 2026", détaille la préfecture de l’Ariège.
182 communes placées en crise
L’ensemble du département de l’Ariège est désormais concerné par des restrictions d’usage de l’eau. 182 communes sont placées en niveau de crise pour les prélèvements destinés à l’eau potable, contre 111 au 7 août dernier. Plus de 250 communes sont également en crise pour les prélèvements dans les cours d’eau et les nappes.
"Dans ces conditions de sécheresse aggravée, chaque consommateur est tenu de prévenir tout risque de gaspillage d’eau. Les services de l’État et l’ensemble des partenaires sont pleinement mobilisés pour évaluer la situation en temps réel et adapter, si besoin, l’arrêté préfectoral. Des contrôles du respect de ces restrictions sont effectués par les services de la Direction départementale des territoires et par l’Office français de la biodiversité", conclut la préfecture de l’Ariège.


