Les analyses médico-légales ont confirmé l'identité des ossements découverts dans le Tarn : il s'agit bien de ceux de Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. L'information, révélée ce dimanche par une source proche de l'enquête aux journaux du groupe EBRA, marque une étape majeure dans ce dossier qui bouleverse la France depuis près de six ans.
Des os retrouvés dans un champ situé à Mailhoc
Les restes humains avaient été mis au jour jeudi 16 juillet lors de fouilles menées dans un champ situé à Mailhoc, commune voisine de Cagnac-les-Mines (Tarn), où résidait le couple Jubillar. Ces recherches avaient été lancées après les indications fournies par Cédric Jubillar, qui affirme avoir enterré son épouse à cet endroit après sa mort.
Transportés vendredi au laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), à Pontoise, en région parisienne, les ossements ont fait l'objet d'analyses scientifiques permettant de confirmer qu'ils appartiennent bien à Delphine Jubillar, née Aussaguel.
"Maintenant y avoir une sépulture possible "
Cette identification met fin à plusieurs années d'incertitude quant au sort de l'infirmière de 33 ans, dont la disparition avait suscité une vive émotion à travers le pays. Elle ouvre désormais la voie à une sépulture, une perspective longtemps attendue par les proches de la victime.
Interrogée sur BFMTV, Me Pauline Rongier, avocate d'Emy, une amie de Delphine Jubillar, a estimé que « le temps du deuil peut débuter parce qu'il va maintenant y avoir une sépulture possible ».
L'avocate souligne toutefois que cette avancée s'accompagne d'émotions contrastées. « C'est un deuil qui se mélange à une colère, une stupeur. Qu'il ait décidé comme ça de s'en débarrasser, c'est une nouvelle douleur. On ne peut pas dire uniquement qu'il y a un soulagement », a-t-elle déclaré.
L'enquête judiciaire se poursuit désormais afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès de Delphine Jubillar, tandis que cette découverte constitue un élément majeur dans un dossier suivi de près depuis la disparition de la jeune infirmière en décembre 2020.


