Ce nouveau groupe scolaire marque une étape importante pour les quartiers du Faubourg et de l’Aiguille. Il remplace l’ancienne école, lourdement touchée lors des inondations d’octobre 2018, qui avaient dévasté une partie de Trèbes, détruit plusieurs équipements publics et habitations et fait 15 morts dans le département de l’Aude.
"Les attentats perpétrés sur la commune le 23 mars 2018 puis les terribles inondations survenues seulement quelques mois après la même année, auront marqué à jamais les habitants de Trèbes et l’ensemble du territoire audois. Aujourd’hui nous nous souvenons, et nous avançons. Reconstruire est une nécessité, car c’est aussi redonner confiance et préparer l’avenir. Avec ce nouveau groupe scolaire, nous faisons le choix d’un équipement sûr, résilient face au risque d’inondation, confortable pour les élèves et exemplaire sur le plan environnemental. C’est une école qui permettra aux enfants d’apprendre et de grandir dans un cadre à la hauteur de leurs besoins, tout en faisant vivre les quartiers du Faubourg et de l’Aiguille. La Région est fière d’avoir pris toute sa part dans ce projet aux côtés des partenaires", détaille Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
Le nouvel établissement répond ainsi à un double objectif : mieux protéger les élèves et les personnels face au risque d’inondation, tout en maintenant un service public de proximité au cœur de ces quartiers. Une attention particulière a également été portée au confort des élèves et à la performance environnementale du bâtiment.
"C’est une fierté que d’inaugurer cette nouvelle école, un projet structurant de 7,7 M€, cofinancé par l’État, la Région Occitanie, le Département de l’Aude et bien sûr la Ville de Trèbes. Bâti en moins d’un an et demi pour accueillir les élèves dès novembre 2025, cet établissement construit sur pilotis garantit la sécurité des usagers face au risque d’inondations, tout en préservant une vie d e quartier pour l’Aiguille et le Faubourg. Écoresponsable, le site bénéficie d’une isolation thermique performante et d’une centrale photovoltaïque en toiture qui alimente les équipements communaux. Cette réalisation exemplaire illustre la forte mobilisation de l’État, des collectivités territoriales, et bien sûr de toutes les entreprises du territoire qui y ont participé, sous la direction réussie du cabinet d’architecture d’Alain Cathala", explique Eric Ménassi, maire de Trèbes.
Une école adaptée aux risques climatiques
La conception du groupe scolaire s’est faite en concertation avec la communauté éducative, les habitants et les différents partenaires du projet. Les services de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) ont notamment été associés aux réflexions sur la gestion du risque d’inondation.
Construit sur pilotis, le bâtiment permet à l’eau de circuler sous l’école en cas de crue, sans entraver son écoulement. Des revêtements perméables, des cours oasis et une isolation thermique performante ont également été prévus pour améliorer le confort des élèves tout au long de l’année.
La transition énergétique occupe également une place importante. Une centrale photovoltaïque de 100 kWc, installée en toiture, produit de l’électricité pour alimenter l’établissement et plusieurs équipements communaux. Le surplus est réinjecté dans le réseau.
"Le groupe scolaire compte 10 classes, cinq maternelles et cinq élémentaires, dont huit sont occupées aujourd’hui", détaille le maire de Trèbes. Il comprend également une bibliothèque, une salle de motricité, des salles de sciences et d’arts plastiques, des espaces dédiés à l’accueil de loisirs, ainsi que des locaux pour les enseignants et l’accompagnement des élèves.
Un chantier mené en moins d’un an et demi
La construction a mobilisé le cabinet d’architecture Alain Cathala et près de 20 entreprises, dont 80 % sont locales. Les travaux ont débuté le 1er juin 2024 et les premiers élèves ont été accueillis le 3 novembre 2025, soit moins d’un an et demi après le lancement du chantier.
"Le projet représente un investissement de 7,7 millions d’euros.", précise Eric Ménassi. Le financement repose sur une participation de l’État à hauteur de 3,9 millions d’euros, de la Région Occitanie pour 1 million d’euros, du Département de l’Aude pour 1,15 million d’euros et de la Ville de Trèbes pour 1,65 million d’euros, avec le soutien de la Banque des Territoires.


