Les recherches engagées dans le Tarn après les déclarations de Cédric Jubillar pourraient avoir franchi une étape décisive. Ce jeudi, les gendarmes ont découvert des ossements dans une zone située autour de Cagnac-les-Mines, un secteur qui n'avait jusqu'ici jamais été exploré dans le cadre de l'enquête.
Selon les premiers éléments communiqués, ces ossements « pourraient être des ossements humains ». Ils vont être transmis au laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), à Pontoise, dans le Val-d'Oise, afin d'établir leur nature et de déterminer s'ils pourraient correspondre aux restes de Delphine Jubillar.
Cédric Jubillar sur place pour guider les enquêteurs
Ces nouvelles recherches font suite aux aveux de Cédric Jubillar, confirmés par le parquet général de Toulouse. Le 15 juillet dernier, entendu par la présidente de la cour d'assises de la Haute-Garonne, il avait reconnu être « à l'origine de la mort » de son épouse et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps.
Le lendemain, il avait été extrait de sa cellule afin d'être conduit dans le Tarn. Un magistrat instructeur du tribunal judiciaire de Toulouse, désigné par la présidente de la cour d'assises, l'avait accompagné sur les lieux pour permettre la poursuite des recherches.
Cédric Jubillar avait également été entendu ces derniers jours par les enquêteurs afin de préciser ses indications sur l'endroit où se trouverait la dépouille de son épouse, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Une disparition qui reste inexpliquée depuis cinq ans
Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, avait disparu de son domicile familial de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Malgré plusieurs années d'enquête, d'importantes opérations de recherches et de nombreuses investigations, son corps n'avait jamais été retrouvé.
Condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse, Cédric Jubillar avait toujours contesté les faits avant de revenir sur ses déclarations et de reconnaître son implication.
La découverte de ces ossements pourrait constituer une avancée majeure dans ce dossier hors norme. Les analyses de l'IRCGN devront désormais confirmer s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar et apporter de nouveaux éléments sur les circonstances de sa disparition.


