Andorre veut dépénaliser l’avortement pour les femmes, mais maintient les sanctions contre les médecins

Rédigé le 29/10/2026
Stephanie Leborne

Le gouvernement andorran présentera ce jeudi une réforme du Code pénal visant à ne plus sanctionner pénalement les femmes qui avortent. En revanche, les professionnels de santé qui pratiquent une interruption de grossesse resteront passibles de sanctions, dan

LegouvernementandorranaannoncéuneréformeduCodepénalvisantàdépénaliserl’avortementpourlesfemmes,toutenmaintenantlessanctionspénalesapplicablesauxprofessionnelsdesantéquipratiquentl’intervention.LetexteseraprésentécejeudiauConseilgénéralselonuneprocédured’urgence,afind’accélérersonexamenetsonadoption.

Concilierlesdroitsdesfemmes

Le ministre des Relations institutionnelles, Ladislau Baró, a expliqué que cette réforme répond à l’un des engagements électoraux de Demòcrates. Elle vise à concilier les droits des femmes, la protection constitutionnelle de la vie et le maintien du système institutionnel de la coprincipauté.

Le ministre a notamment défendu le principe selon lequel la protection de la vie ne doit pas conduire à criminaliser les femmes qui choisissent d’interrompre une grossesse.

La pratique de l'avortement toujours non autorisée

Il a toutefois précisé que la réforme n’autoriserait pas la pratique de l’avortement en Andorre. La responsabilité pénale des professionnels de santé serait maintenue, conformément à l’une des lignes rouges fixées lors des négociations. Selon le ministre, cette position tient compte de la protection du droit à la vie à toutes ses étapes, inscrite dans la Constitution andorrane.